Oui au voile Non à la croix !!!
Alors qu'une mission d'information planche actuellement à l'Assemblée nationale sur le port de la burqa en France, la polémique sur le foulard islamique a rebondi au palais Bourbon. Le 12 novembre dernier, une lycéenne, vêtue d'un voile islamique, est venue assister aux débats. Une entrée qui a provoqué un nouveau débat parmi les députés, qui s'interrogent depuis sur la possibilité d'apparaître voilée dans les tribunes réservées au public de l'Assemblée nationale.
Interpellé par cette affaire, le président du palais Bourbon, Bernard Accoyer (UMP), a envoyé le 19 novembre une lettre aux députés. Il y souligne que le citoyen «doit se tenir découvert» et que «cette prescription, vieille de plus d'un siècle, ne saurait être opposée au port du foulard» et vaut uniquement pour le «couvre-chef» des hommes. «Les libertés de religion et d'opinion font partie des droits fondamentaux des citoyens », écrit-il avant de préciser que le port de signes (ou tenues) religieux est interdit par la loi «dans les seules écoles, collèges et lycées publics, ce qui signifie bien, a contrario, qu'il est autorisé dans les autres lieux publics».
Un public «assis, découvert et silencieux»
La députée UMP Françoise Hostalier a immédiatement dénoncé cette interprétation sous les applaudissements de ses collègues UMP. «Alors qu'on tient un débat sur l'identité et les valeurs de la République, si on n'est pas exemplaire à l'Assemblée sur ces thèmes-là, où peut-on l'être ?», s'est-elle indignée. La députée souhaite ainsi qu'il soit écrit dans le règlement de l'Assemblée que le public «se tient assis, découvert et en silence» dans les tribunes. Et pour obtenir gain de cause, elle menace Bernard Accoyer de lancer une pétition si sa position n'évolue pas. Une initiative soutenue par le patron des députés UMP, Jean-François Copé, qui a réaffirmé que le public admis en séance devait être «découvert».
Lors d'une réunion du groupe de la majorité, le président du palais Bourbon a quant à lui indiqué, selon son entourage, qu'il ferait «le point sur cette mesure ancienne», sans donner davantage de précisions.
Ce n'est pas la première fois que le port de signes religieux fait polémique dans l'enceinte même du palais Bourbon. Déjà, en 2000, sous la présidence du socialiste Laurent Fabius, un prêtre et une religieuse avaient dû respectivement retirer leur croix et leur voile pour s'assoir dans l'hémicycle.
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On peut aussi réfléchir à la situation inverse. Toute femme européenne se trouvant dans la plupart des pays musulmans est obligée de se présenter en public avec au minimum un foulard.
Serait-il pensable qu'elle se présente autrement sans incident, sans que cela soit considéré comme une provocation ?
Alors, pourquoi tolérer chez nous (porter le voile intégral ou non) ce qui ne l'est pas chez eux (sortir sans voile ni foulard) ?
Les principes qui s'appliquent hors de France doivent s'appliquer de la même façon en France.